Mornac eglise Saint-Martin (posté par francois le 05.07.2007)
Bilan Scientifique
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MORNAC (Charente)
L’Eglise Saint-Martin
(Coord. Lambert : 439,130 x 2077,640)


Le Sondage Archéologique :

Des travaux d’embellissement de la place de l’église intervenus en 2002 ont permis la mise à jour de tombes, du cimetière Saint-Martin dont les plus anciennes dataient du VIIe s.

Compte tenu de ces découvertes nous souhaitions rechercher des indices et des vestiges nous permettant d’établir l’existence d’une première église préromane, antérieure à celle connue au XIIès, par une bulle papale de 1120.

Un sondage géophysique se déroula le long du mur gouttereau nord de l’église seul endroit à ne pas avoir subi d’urbanisation dans le vieux bourg. Il se révéla être un échec dont les raisons nous apparurent plus tard lors de l’étude du bâti. La réalisation de ce sondage amènera la découverte d’un mobilier incorporé dans les murs de clôture de la parcelle et le tas de remblai situés derrière l’abside, en bordure d’un autre terrain. (Eléments de corniche d’époque romane, base de poteau du porche situé devant le portail de l’église, fragment de sarcophage).

L’étude architecturale de l’église nous permet d’établir une chronologie des différentes périodes de construction du monument.

La période de la nécropole Saint-Martin nous laisse penser que la naissance du premier lieu de culte dans le vieux bourg se situe entre le IVè et le IXè s. Ce modeste édifice cultuel fut probablement en bois. C’est vers le X-XIè s. qu’apparaît la première église en pierres. Les bases de ces fondations sont visibles et forment un trottoir le long du mur gouttereau nord et la nef.

L’église du XIIe s. nous est connue par les textes. Elle sera profondément remaniée au XVIe s. De cette époque il subsiste, le mur nord, le clocher, l’abside semi-circulaire et sa voûte en cul de four, la nef et les vestiges du mur sud, dont les piliers supportant les arches XVIè s., sont les derniers souvenirs.

Entre 1560 et 1564, l’église se transforme radicalement. La façade est allongée et un collatéral élargit la nef au sud. L’escalier du clocher donnant accès à l’extérieur est détruit et l’ouverture condamnée. Une porte percée dans le mur nord est bouchée, un contrefort est élevé à proximité dans la nef et une chapelle dite « chapelle Chergé » en l’honneur d’une famille noble de Mornac, voit le jour.

C’est à cette époque que les terres et les gravats provenant des transformations sont déposés le long du mur nord dans le jardin de la cure. Ces dépôts relèveront le niveau du terrain de plus d’un mètre de hauteur. Ils expliquent l’échec des relevés de mesures établis lors du sondage géophysique.

Au XVIIè s. interviendront de nouvelles modifications sur la façade, le clocher et la sacristie, à l’occasion de la mise en place des bénitiers à godrons, du porche en bois et des cloches. Dans la nef le pavage du sol sera refait et deux portes seront ouvertes pour entrer dans la sacristie.

Au XIXe s., des travaux seront effectués au clocher. La porte romane sera modifiée. Le linteau et les murs seront crépis. La date de 1713 gravée sur une pierre du linteau sera masquée par ce revêtement en 1833. Trente ans plus tard en 1866 le porche de la façade sera détruit car il gêne la circulation.

Le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle

En parallèle de l’étude monumentale de l’église Saint-Martin, se sont déroulées des recherches sur la propriété foncière du clergé à Mornac. François Faunier du Plessis curé à Mornac de 1778 à 1794 dressa un inventaire particulièrement précis de celui-ci. Grâce à ce document nous avons pu retrouver parmi les habitations du vieux bourg, le presbytère, la fournière, la brûlerie et un hôpital dit « L’Hopitat ».

L’existence de cet établissement de soins est particulièrement intéressante car il nous rappelle la présence du chemin de pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle sur la commune. Il est probable que cet hôpital recevait les pèlerins, blessés, fatigués ou malades et que sa vocation pourrait être hospitalière. L’accueil, les soins et l’hébergement devait être pratiqués par le curé et son vicaire qui demeuraient à proximité. Le mobilier décrit dans l’inventaire indique qu’il pouvait accueillir une vingtaine de personnes. Tous ces lieux sont aujourd’hui des propriétés privées dont le souvenir reste attaché à l’histoire médiévale du bourg de Mornac. (Responsables de l’opération : Daniel Bernardin – Alain Texier – Bernard Fabre).
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Essai de Datation De L'Eglise (posté par francois le 05.07.2007)
Figure N°8 Essai de Datation De L'Eglise5

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Hypothèse de Restitution du Bourg (posté par francois le 05.07.2007)
Figure N°9 Hypothèse de Restitution du Bourg


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